Économie

• Assainissement des circuits de distribution et réduction des trafics et des intermédiations spéculatives
• Préservation du pouvoir d’achat des couches sociales défavorisées en réformant le système des aides financières directes
• Décélération/réduction des importations des produits non nécessaires, afin de réduire le déficit
• Mise en production de capacités existantes faiblement utilisées pour augmenter l’offre
• Simplification des procédures administratives pour les investissements productifs privés et associatifs
• Rationalisation des importations
• Programme de relance de la production et de la transformation du minerai des phosphates du groupe chimique
• Consolidation et rationalisation des nombreuses institutions (APII, APIA, PII, SFI, ANI, etc.) en charge de l’environnement des affaires (investissements) et opérationnalisation immédiate de (VRAIS) guichets uniques pour réduire les coûts de transaction et faciliter les investissements
• Amendement ou élimination, selon les cas, de toute réglementation qui prévoit des distorsions, des protections non justifiées, ou des entraves à une concurrence saine entre tous les acteurs dans les secteurs productifs
• Simplification et digitalisation des procédures douanières et des facilitations portuaires, simultanément à un relèvement notable des performances des services portuaires (manutention, enlèvement, etc.)

Finances

• Renforcement du programme d’appui aux PMEs en difficulté (appui technique et financier : lignes de crédit dédiées)
• Accélération du règlement des arriérés et des encours dus par l’État aux entreprises privées et publiques
• Renforcement de la capacité de financement et de développement du système des microcrédits pour mieux répondre à la demande des jeunes et notamment des femmes
• Revue des dépenses publiques et des priorités surtout en matière d’investissements publics)
• Amélioration du recouvrement des recettes fiscales (organisation et renforcement du recouvrement, système d’information, organisation du contrôle)
• Rationalisation des subventions pour mieux cibler les couches méritantes et réduire le poids budgétaire
• Révision des investissements publics programmés et non encore engagés (programmation et pertinence)
• Mise en place d’un programme de restructuration (au cas par cas) des entreprises publiques pour améliorer leur viabilité financière

Environnement et Développement Durable

• Programme national « Ma Ville Propre » : en collaboration avec les municipalités, les acteurs économiques et la société civile
• Actualiser et mettre en œuvre la stratégie (ou plan) national(e) pour la préservation de la qualité de l’environnement et des écosystèmes, et la rationalisation de l’utilisation durable des ressources naturelles du pays (gouvernance, moyens techniques et financiers, plans d’action et de suivi)
• Engager des programmes conséquents de dépollution de nombreux points noirs de concentration de pollution (industrielle et urbaine) : Golfe de Gabès, bassin minier de Gafsa, région de Sfax et Golfe de Tunis, Lac de Bizerte, etc.
• Promouvoir, moyennant une politique active (communication et incitations appropriées), le développement des activités de recyclage et de réutilisation

Transport

• Mise en œuvre d’un programme d’entretien et de renforcement du réseau routier et des pistes rurales notamment dans les régions de l’intérieur
• Moderniser l’organisation institutionnelle du secteur des transports. : fusionner les deux ministères (transport et équipement) et renforcer la capacité de planification et de gestion du nouveau ministère
• Déconcentrer d’une façon effective les pouvoirs des services centraux
• Mettre en place un système d’information fi et régulièrement actualisé et accessible en ligne
• Lancer un programme de formation et de perfectionnement continu des cadres (planification, management, économie de transport, etc.).
• Restructurer les entreprises publiques (EP) de transport
• Focaliser le transport ferroviaire sur les segments du marché de transport où il offre un avantage comparatif et des coûts raisonnables pour éviter les déficits colossaux observés depuis des décennies.
• Restructurer la SNCFT et la moderniser (infrastructure, équipements et politique de gestion), pour mieux exploiter les segments de marché financièrement viables.
• Mettre en place des plans de mobilité urbaine (PMU) donnant la priorité (en investissements) au transport public dans les grandes agglomérations,
• Créer des Agences de TPU dans les 5 grandes agglomérations du pays pour planifier et mettre en œuvre les PMU, diversifier l’offre en TPU en augmentant la participation de grands opérateurs privés (partenariat et concession), restructurer les EP de transports urbains et renforcer leur capacité de gestion.
• Améliorer la capacité de gestion du réseau national pour préserver ce patrimoine national important et offrir un bon niveau de service à la population et rattraper les retards de connectivité nationale accumulés par les régions de l’intérieur.
• Renforcer la capacité de planification et de gestion de la direction générale des ponts et chaussées
• Donner la priorité à l’entretien du réseau dans les allocations budgétaires, mettre en œuvre un programme d’investissements prioritaires comprenant des liaisons rapides entre les chefs-lieux des gouvernorats des régions de l’intérieur et du littoral.
• Construire d’urgence le nouveau terminal à containeurs à Radès (quais 8 et 9) et concéder sa gestion à un professionnel privé
• Mettre en place un Conseil Supérieur de la Logistique pour réguler les services logistiques
• Mettre en œuvre un programme de formation et de perfectionnement en gestion de logistique pour les acteurs du transport et de la logistique
• Actualiser le plan directeur des plateformes de logistique, arrêter les plateformes prioritaires et engager leur réalisation en PPP

Éducation

• La consolidation en un seul ministère l’éducation et la formation professionnelle, et le recentrage du rôle du nouveau ministère sur la planification et la mise en œuvre des stratégies et des politiques publiques du secteur
• Création d’une agence indépendante d’évaluation de la qualité et des performances du système éducatif et évaluation des besoins de formation en fonction de l’offre du marché du travail
• Responsabilisation et une plus grande autonomie de gestion des établissements d’éducation (autonomie accompagnée d’une plus grande responsabilisation sur les résultats) ;
• Promotion de la formation professionnelle en rehaussant le prestige de ces formations à travers le relèvement du niveau de leur recrutement pour améliorer la qualité et l’adéquation avec l’emploi (ne plus attirer que les déperditions de l’enseignement général).
• Amélioration du niveau de qualification et de compétence des enseignants.
• Redéfinir et mettre en œuvre rapidement une politique de formation initiale, de certification et de gestion (y compris évaluation) des ressources humaines du corps enseignant
• Mettre en place un système de formation et de perfectionnement continu des enseignants pour promouvoir leur développement professionnel et maintenir la qualité.
• Réforme et adaptation régulière des programmes et curricula à tous les niveaux.
• Développer et mettre en œuvre un programme national de développement de l’enseignement préscolaire (3 à 5 ans) sur tout le territoire (en partenariat avec les associations et du secteur privé agréés et contrôlés par l’État.
• Encouragement à la contribution du secteur privé et au partenariat avec le secteur public.
• Le cadre réglementaire doit être assoupli, une plus grande marge sera donnée dans l’établissement des programmes et des partenariats, en contrepartie d’un contrôle régulier de conformité et d’assurance qualité à l’instar des établissements publics
• Amélioration de l’infrastructure, des équipements et de l’environnement de travail dans tous les établissements d’éducation. Nous proposons un programme national qui traite des opérations lourdes(réhabilitation, extension, modernisation, équipements, etc.) complétant les mesures d’urgence annoncées dans la première composante.

Santé

• Recentrage du rôle du Ministère de la Santé sur la planification stratégique, la gestion et la régulation de l’ensemble du secteur, l’évaluation des politiques et de la gestion, la politique de formation de recherche et de développement
• Réorganisation des structures de santé, création dans les régions de services de santé performants (conversion de trois hôpitaux régionaux en CHU dans les régions du Nord-Ouest, du Centre et du Sud-Ouest) et mise en place de pôles d’excellence régionaux (et d’écoles de santé) de spécialités par pathologie dotés des moyens adéquats (par groupes de gouvernorats limitrophes)
• Redéfinition de la politique d’investissements et des critères d’allocation des ressources publiques
• Renforcement de la responsabilité et de l’autonomie des structures de santé de gestion et la qualité des prestations.
• Définition d’une nouvelle politique de gestion du personnel soignant de haut niveau (médecins, pharmaciens, dentistes, techniciens supérieurs, infirmiers et autres compétences) pour attirer et retenir le personnel de qualité.
• Restructuration de l’Instance Nationale d’Accréditation en Santé (INAES), renforcer sa capacité et garantir son indépendance nécessaire aux spécificités de sa mission publique.
• Développement des modes de financement du système de santé (niveau et sources de financement) et réévaluer les performances de l’Assurance Maladie et l’efficacité de gestion de la CNAM.

Agriculture

• Des structures foncières remodelées facilitant le remembrement, la consolidation et la viabilité économique des petites exploitations agricoles ainsi que le rajeunissement et le relèvement du niveau d’instruction des exploitants agricoles
• Un appui technique qui répond aux nouvelles exigences d’une agriculture productive et compétitive et une gestion durable des ressources naturelles (recherche et développement, innovation, etc.);
• Un appui financier bien ciblé venant en support de la mise en œuvre des réformes recommandées dans le programme et appuyant en priorité la mise à niveau des petites exploitations agricoles ;
• Une gestion des ressources naturelles (eaux, sols, forêts, mer) et des écosystèmes agricoles plus durable
• Un Programme Spécial pour la Mise à Niveau de la Petite Agriculture Familiale
• Une gouvernance efficace de la chaine d’eau. Assigner la planification et la gestion de toute la chaine d’eau à une seule structure neutre en matière d’utilisation de l’eau (donc hors Min. Agriculture), fusionner la SONEDE et l’ONAS, adopter un nouveau code de l’eau et un nouveau système d’information sur toute la chaine de l’eau, une nouvelle politique tarifaire encourageant l’économie de l’eau, équiper les réseaux et les forages de compteurs intelligents inviolables, développer une grande capacité de recherche et développement dans la gestion de l’eau.
• Améliorer l'efficacité de la mobilisation et de la gestion des eaux de surface et souterraines. Nouvelle politique de transferts interbassins basé sur plus d’équité ; réhabilitation et entretien continu des réseaux (infrastructure et équipements) pour réduire les pertes ; programme de conservation des sols et des écosystèmes et de protection des ressources souterraines.
• Rationalisation de la demande en eau et de l’exploitation des périmètres irrigués.
• Encourager les cultures à faible demande en eau et l’utilisation des technologies d’économie d’eau ; accroître l’intensification des périmètres irrigués, encourager l’utilisation des eaux usées traitées ; adopter une politique tarifaire de l’eau qui reflète sa valeur économique (ou le coût de mobilisation) et limite le gaspillage de l’eau.
• Gestion du stress hydrique (SH) et importance de la recherche et du développement dans le secteur de l’eau. Mieux exploiter les ressources en eau pour assurer la sécurité hydrique et améliorer la sécurité alimentaire.
• Rationaliser la consommation dans le secteur agricole et augment
• Mise en œuvre d’un programme de travaux de réhabilitation du réseau de transport et de distribution de l’eau SONEDE et celui de l’assainissement (ONAS)

Société et Libertés Individuelles

**A Court Terme : **

• L’introduction d’une source de financement additionnel permettant de limiter les effets négatifs (emploi, investissement, pouvoir d’achat) de l’augmentation des cotisations.
• Mettre en place une ressource supplémentaire d’origine fiscale, facilement recouvrable
• Ajuster certains paramètres pour limiter les besoins de financement futurs (taux de remplacement, taux de rémunération, élimination des régimes spéciaux, etc.)
• Revoir les conditions de départs en retraite anticipée pour éliminer les abus actuels
• Améliorer sensiblement le contrôle et le recouvrement des créances
**• A Long Terme : **

• Création, par fusion de la CNRPS et du CNSS, d’une seule caisse (fonds) de retraite pour éliminer les inégalités de traitement entre les pensionnaires des secteurs publics et privés
• Mise en place d’une nouvelle gouvernance autonome de la nouvelle caisse de retraite ; restructuration du régime actuel
• Renforcer l’éducation de la femme rurale et citadine et améliorer leurs conditions de participation à la société active (accès à l’emploi, aux services juridiques, financement, etc.)
• Application des protocoles et réglementations de protection de la femme et des familles, et en particulier pour les victimes de violences sous toutes leurs formes
• Protection de l’enfance cible de nombreux dangers : déscolarisation, délinquance, drogue, terrorisme et renforcement de l’éducation par les moyens sociaux et culturels à différentes phases de l’enfance et rebâtir un système d’éducation civique à l’école et en dehors

Emploi

• Promouvoir l’investissement et la création d’emploi, et soutenir les petites et moyennes entreprises en difficulté
• Rationalisation des programmes d’appui à la création d’emploi des jeunes

Tourisme

• Modernisation de la gouvernance du secteur.
• Le rôle du ministère sera redéfini et sa capacité de gestion et de suivi sera renforcée (encadrement et participation, formation, perfectionnement, digitalisation, etc.).
• Une offre plus diversifiée et une plus grande inclusion régionale
• Des nouvelles formules d’hébergement seront encouragées et un cadre légal incitatif sera mis en place.
• Une différentiation par la qualité de service. Faire de la qualité le « nouvel label » du tourisme tunisien et ce, à tous les niveaux : accueil à l’aéroport, transport local, prestations hôtelières et de restauration, infrastructure et équipements urbains, propreté et entretien systématique des sites historiques, lieux culturels, les médinas, souks et autres sites, etc. Un programme spécial sera mis en œuvre en partenariat avec les professionnels du secteur pour en faire le label distinctif de la Tunisie.
• La formation et le recyclage régulier seront au centre du programme.
• Assainissement financier du secteur par l'instauration d'une structure, dont le statut et la mission seront définis d’un commun accord, sera immédiatement établie pour mettre en œuvre, la ou les solutions convenues.

Culture

• Modernisation de la gouvernance du secteur, promotion de la participation et du partenariat et renforcement de la capacité de gestion des institutions publiques.
• Une place plus importance sera donnée aux professionnels de la culture, aux associations et aux investisseurs (sous conditions).
• Décentralisation de la gestion de la Culture. Les acteurs culturels locaux participent à l’identification, à la priorisation et à la mise en place de programmes et projets culturels pour leur région, ville ou village.
• Diversifier les sources de financement du secteur et réformer le système de financement public du secteur.
• Accroître le budget alloué à la Culture, de mettre en place des mécanismes et des critères clairs pour rendre l’allocation des financements publics transparents et conformes aux objectifs de la politique nationale culturelle.
• Lancer un programme national de réhabilitation et de restauration du patrimoine et des actifs culturels et de production, promotion et diffusion de culture et de savoir.
• Un programme national comprenant des interventions d’urgence pour les réhabiliter, les équiper pour les rendre fonctionnels et en faire des nouveaux lieux de production, promotion et diffusion de culture et des connaissances qui permettront une socialisation des savoirs et une nouvelle dynamique active culturels/lieux de formation/société.

Économie Finances Environnement et Développement Durable Transport Éducation Santé Agriculture Société et Libertés Individuelles Emploi Tourisme Culture